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The Metro, it’s metal against metal and energy. With 16 lines that extend over 214 kilo­me­tres and trans­port 3.9 mil­lion peo­ple a day, the Paris Metro is ranked fourth in the world for pas­sen­ger vol­ume and third by num­ber of sta­tions. We bring our atten­tion to this net­work, with its art nouveau-style decor and its rhi­zomatic car­tog­ra­phy; or, to be more pre­cise, we bring our body in motion, with a pho­to­graphic gaze that aims to unveil the sen­sa­tions that guide us between the tun­nels of cold light. Le métro c’est du métal con­tre métal et de l’énergie. Avec 16 lignes qui s’étendent sur 214 kilo­mètres et trans­portent 3,9 mil­lions de per­son­nes par jour, le métro parisien est classé qua­trième au monde en nom­bre de voyageurs et troisième par rap­port à la quan­tité de sta­tions. C’est sur ce réseau, habillé d’un style art nou­veau et de car­togra­phie rhi­zoma­tique, que notre atten­tion se porte. Ou, plus pré­cisé­ment, notre corps en mou­ve­ment avec un regard pho­tographique qui a pour but de dévoiler les sen­sa­tions qui nous guident entre les tun­nels de lumière froide.
By fol­low­ing, or flee­ing through these empty tun­nels which repeat them­selves at every junc­tion, some play a game of cat and mouse. At rush hour, oth­ers let them­selves be car­ried away by the crowd as if mim­ing an adver­tis­ing slo­gan like ‘Keep Walk­ing John­nie Walker’ in an indi­vid­ual video clip, the sound­track in their head­phones, on the mov­ing walk­ways of Châtelet les Halles. These ele­ments allow us to glimpse the cen­tral­ity of the sub­ter­ranean, since the Metro becomes a place where we get closer to an unso­cialised state of nature. In this merry-go-round of the post­mod­ern city, graf­fiti indi­cates the pres­ence of phan­tas­matic beings. Our under­ground imag­i­nary is put into pic­tures which focus on the move­ment of the train. The train dri­vers are our guides in this shad­owy world, and these black and white pho­tos, the expres­sion of a lived urban experience.

trans. Andrew Goffey/Dawn Lyon

En suiv­ant ou en s’enfuyant dans ces tun­nels vides qui se renou­vè­lent à chaque bifur­ca­tion, quelques-uns jouent au chat et à la souris. D’autres, lors des heures de pointe, se lais­sent entrainer par la foule qui mime un slo­gan pub­lic­i­taire du style keep walk­ing — John­nie Walker, dans un vidéo clip indi­viduel, sonorisé par des écou­teurs stéréos, sur les trot­toirs roulants de Châtelet les Halles. Ces élé­ments con­tribuent à entrevoir l’hypothèse d’une cen­tral­ité souter­raine car le métro devient un lieu où l’homme est plus proche de sa nature sauvage. Un manège de la ville post­mod­erne ou les graf­fi­tis indiquent la présence d’êtres fan­tas­ma­tiques. Notre imag­i­naire noc­turne est mis en images avec un point de vue qui fixe  le mou­ve­ment du train. Ce sont les con­duc­teurs des rames, nos cicérones dans ce monde d’ombre, et les pho­tos en noir et blanc, l’expression d’un vécu urbain.